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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 00:09

Simple extrait

 

Cela fait dix ans que je travaille de manière "fainéante", disons plus relâchée par rapport à quelqu'un qui a la tête dans le guidon et fini par perdre les pédales :-p. Cela fait dix ans que je transcris en mots l'expérience que j'ai vécu avec toi, c'est pas une question de déclaration d'amour ou je ne sais quoi c'est plus pragmatique, c'est simplement sur la manière de travailler en confiance et de manière collégiale (Piquant un livre sur le bureau de J.BOSS j'ai découvert le terme pompeux d'hétérarchie, mais l'idée d'un travail en collaboration où les choses coulent de source, ce que j'ai d'ailleurs retrouvé chez Deleuze Guattari d'où tout mon étrange parcours qui m'étonne aussi. Bref, passons et revenons au-delà de l'organisation du travail au dépassement du concept et des intuitions et donc dans un premier temps au théâtre en fait cela touche aux gestes qui sont de première intuition impossible mais qui s'acquièrent par le travail, au théâtre quand je suis allé voir Molière il y avait des Lazzi qui tiennent tant de al singerie que des la gestuelle contre-intuitive (voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lazzi). On revient aux sources renaissantes du théâtre la comedia dell'arte (qui ne veut pas dire autre chose que la comédie du métier). C'est cela qui m'est venu en tête, cette semaine de manière percutante. Comme tant le jeu des acteurs que la pratique de l'architecte relève du métier plus que de al profession ou de la fonction (publique), tout cela est lié, mais l'humour passe par des gestes exercés de manière contre-intuitive (voir : http://www.paris-philo.com/article-contre-intuitif-3-les-gestes-dits-impossibles-56049959.html) et pour l'artiste qui exerce son métier (les artistes sont sortis tout droit des boutiques de métier, des bottghe di arti, tel l'atelier de Verocchio : http://www.paris-philo.com/article-textes-les-3-reves-du-10-novembre-1619-de-m-descartes-53429027.html). Pour en revenir à l'architecture quelque chose me semble dépasser la trop grande prégnance du concept c'est la dimension d'ambiance, cette dimension de lumière mais que l'on retrouvait déjà dans nombre d'architecture surtout les mosquées inspirée de Sainte-Sophie. Je te parlais déjà de l'ambiance avec Wright (par exemple l'été indien de ses maison que lui seul arrivait à faire, le même prolongement de l'été se faisant dans la maison de Horta avec la lumière orange) et que l'on retrouve dans l'urbanisme unitaire de Constant (comme juxtaposition labyrinthique d'ambiances idéale pour une dérive). c'est aussi la petite structure blanche que tu sors de ta maison dans le massif central pour indiquer que tu es là comme on hisse un drapeau, c'est selon moi de l'ordre de la présence, de l'appel non pas du concept ou de l'intuition.
En fait ce que tu as rencontré dans ton propre parcours, c'est la double impasse de l'intuitif et du conceptuel alors même que tu as une richesse bien plus grande. Je ne dis pas cela pour faire reluire tes pompes, mais c'est l'inverse de ton non-sens que tu cherches. Je dis cela sans chercher à donner raison à qui que ce soit puisque je le découvre en même temps que je te l'énonce et qu'il faut certainement passer par cette expérience pour la dépasser, mais c'est bien au-delà des deux que se trouve le frisson d'être sur la bonne voie. Après kant on peut lire Spinoza car i parle de cela quand il dit que nous "ressentons et expérimentons que nous sommes éternels", toi tu dirais créatif. Un autre exemple plus terre à terre est celui du film L'Effet papillon, pour citer un exemple plus populaire quand l'héroïne demande à Ashton Kutcher de faire devant elle quelque cohse que personne n'a jamais fait. C'est singulier, c'est éternel comme type de rencontre. Bon elle, elle ne lui fait qu'une dance je crois. Mais dans d'autres film, il y a des rencontre qui font encore plus d'étincelles mais sans poser la question de cette singularité qu'on a au bout des doigts.
En fait concepts et intuition sensibles ne se suffisent pas à décrire cela, ni à recomposer un tel moment qui peut-être et doit-être un moment de conjonction entre différents individus qui soient décide de faire la démocratie (après délibération), soit décident de révéler l'un à l'autre ce qu'ils ont dans les tripes, comme dans tous les grands mouvements artistiques qui en tant que tels sont une réponse au fascisme. Quant à l'histoire de l'éternité vécu, je n'invente rien, puisqu'elle est présente chez bien des penseurs, parfois même anodins au bout du compte, mais ils ont tracer leur voie en se disant pourquoi attendre. Chez Spinoza l'excommunié cela va dans une progression des affects et de l'imagination (1 les intuitions sensibles) en passant par l'intelligence des concepts (2), vers l'intuition des essences, chacun peut donner une finalité, je ne le fait pas puisque ce qui est immuable c'est le symbolique comme le prouve si bien Badiou, alors que le mouvant peut-être intense dans son éternité, c'est deux choses bien différentes, mais la seconde se prépare, s'impulse, s'amorce. L'immuable symbolique c'est Kant, qui coupe l'effet à tout cela en produisant un temps linéaire alors même que pour Einstein il n'y a plus de flux temporel, ce que tu me rappelais d'ailleurs avec ta manière indienne d'envisager les choses. D'où tout ce contre-intuitif qui passe davantage par des attitudes, des gestes, des ambiances que par du concept, selon moi. J'essaye de ne pas être trop abscons, mais comme Kant je ne crois pas à la contemplation des essences, d'où mon attrait pour le contre-intuitif, pour l'instant. Kant en faisant une critique des intuitions qui mèneraient à l'essence des choses (intuitions intellectuelle notamment de la divinité), a coupé la voie à l'absolu, autre nom pour ce qui est séparé de nous et inconditionné. C'est de cet absolu que proviendrait les idées avant même que l'on parle d'inconscient, pour preuve la nuit des trois rêves de Descartes où il a ambitionné son système philosophique : voir www.paris-philo.com/article-textes-les-3-reves-du-10-novembre-1619-de-m-descartes-53429027.html. tout cela tourne autour de comment les choses adviennent, de comment on crée ou procrée pour ussi parler des "bas" instincts. Bref comment se génère la valeur , ce qui fait sens dès lors, ce qui a de l'importance sans être forcément divin, peut-être simplement exquis. Mais j'arrête là mon petit délire car j'ai fait le tour de tout cela. Après avoir interpréter et n'avoir retenu que ce qui fait fulgurance,  je sais qu'il faut faire, non ce qu’il faut faire. Non que je laisse ouvertes ces choses mais que je me place en dehors notamment grâce à des amis comme toi. Peut-être en te transmettant un peu de ce qui m'a stabilisé, de ce que des gens à Paris m'ont apporté. Même l'expérience de vie chez J.BOSS est enrichissante, tant il a appris à se simplifier la vie. On y jouit d'une grande liberté, pas très loin en apparence seulement de l'hétérarchie pour prendre ce mot bien pompeux qu'il a mis dans la marge d'un de ses livres.
L'intuitif sans analyse conduit dans des situations sordides ou délétères à se faire faucher par tous ceux qui sont bien installés (dans le symbolique du pouvoir notamment) et que ne comprennent pas toute cette agitation désordonnée si bien qu'au final c'est toute ton énergie qui part. Voilà ce que j'ai expérimenté jusqu'en 2007. Certes les concepts permettent de fixer l'esprit, de faire du théorique bien en vue, mais les concepts en tant que notions communes sont vides. Le concept est ce uqi est mis en place par les dominants pour mettre de la poudre aux yeux, pour capter l'attention, l'accaparer
Ce qui biaise cette impasse et ce vide, ces intuitions et ces concepts, ce sont l'agitation, la chaleur (ce dont l'information n'est que la mesure) que personnellement je ne vois pas comme un chaos ou un désordre mais comme une effervescence et une émulsion réciproque. Calquer son rythme sur la grande activité et touts les sept jours faire chabbath, faire repos pour couper court puis réenclencher (couper les habitudes, transformer son bulbe rachdien, son cerveau reptilien, le long-circuiter). On peut se crisper et tourner les intuitions du côté du concept ou bien chercher à les dépasser du côté du geste contre-intuitif, mais ce n'est pas un question de choix, car choisir c'est subir et au final choisir la facilité, celle de la moindre action. Non on peut se laisser emporter et ne pas écouter ceux qui vous fustigent. Si je l’avais fait je n'en serais pas sur ma propre voie à présent, ce quelque chose d'affectif qui selon Nietzsche sert de fond à la volonté de puissance, cette volonté créatrice qui ne souhaite pas dominer mais se laisser traverser par les forces de la Terre car nous en sommes les enfants, tant pas le squelette et que son magnétisme, si bien que personne ne sait si l'on pourrait vivre (c'est-à-dire se reproduire hors de l'atmosphère terrestre). Voilà ce que peut être une architecture qui tient compte de toute ces conditions, comme autrefois (à la Renaissance) on s'est mis enclin à disséquer l'homme pour le connaître.

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Extrait sur l'évolution aparallèle tiré de Mille Plateaux :
Comment les mouvements de déterritorialisation et les procès de reterritorialisation ne seraient-ils pas relatifs, perpétuellement en branchement, pris les uns dans les autres ? L'orchidée se déterritorialise en formant une image, un calque de guêpe ; mais la guêpe se reterritorialise sur cette image. La guêpe se déterritorialise pourtant, devenant elle-même une pièce dans l'appareil de reproduction de l'orchidée ; mais elle reterritorialise l'orchidée, en en transportant le pollen. La guêpe et l'orchidée font rhizome, en tant qu'hétérogènes, On pourrait dire que l'orchidée imite la guêpe dont elle reproduit l'image de manière signifiante (mimesis, mimétisme, leurre, etc.). Mais ce n'est vrai qu'au niveau des strates - parallélisme entre deux strates telles qu'une organisation végétale sur l'une imite une organisation animale sur l'autre. En même temps il s'agit de tout autre chose : plus du tout imitation, mais capture de code, plus-value de code, augmentation de valence, véritable devenir, devenir-guêpe de l'orchidée, devenir-orchidée de la guêpe, chacun de ces devenirs assurant la déterritorialisation d'un des termes et la reterritorialisation de l'autre, les deux devenirs s'enchaînant et se relayant suivant une circulation d'intensités qui pousse la déterritorialisation toujours plus loin. Il n'y a pas imitation ni ressemblance, mais explosion de deux séries hétérogènes dans la ligne de fuite composée d'un rhizome commun qui ne peut plus être attribué, ni soumis à quoi que ce soit de signifiant. Rémy Chauvin dit très bien : "Évolution aparallèle de deux êtres qui n'ont absolument rien à voir l'un avec l'autre. " Plus généralement, il se peut que les schémas d'évolution soient amenés à abandonner le vieux modèle de l'arbre et  de la descendance. Dans certaines conditions, un virus peut se connecter à des cellules germinales et se transmettre lui-même comme gène cellulaire d'une espèce complexe.

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