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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 18:42
La Concorde à vendre

«Cette opération, estime un fonctionnaire, ne coûterait pas un centime à l’État et pourrait même lui en faire gagner.» Et, peut-être même lui en faire gagner beaucoup. Les armées sont propriétaires de quelque… huit hectares de foncier constructible à Balard. Pour financer la construction de l’immeuble, la vente de trois hectares serait envisagée. Nul doute qu’ils trouveraient rapidement acquéreurs. Idem pour les immeubles qui seront libérés dans le centre de la capitale et qui seraient aussi vendus : ceux du boulevard Saint-Germain où sont actuellement logés l’état-major de l’armée de terre et l’état-major des armées ou encore celui de la Concorde où est installée la marine. Seul serait conservé l’hôtel de Brienne où se trouvent les bureaux actuels du ministre et de ses équipes. «C’est un lieu d’histoire où de Gaulle et Clemenceau ont eu leur bureau. Pas question donc de le vendre. Nous pourrions en faire un lieu de réception  pour le ministre.»

Le plus gros Partenariat privé-public

Vinci, Bouygues et Eiffage sont les trois leaders des groupements qui ont été les seuls à répondre à l'appel à candidatures, clos mercredi 15 juillet au soir, pour la construction du futur ministère de la Défense, dans le quartier de Balard (XVème arrondissement).
Le futur "Pentagone à la française", appellation non officielle du futur ministère de la Défense, doit réunir l'ensemble des états-majors des armées, les administrations centrales de la Défense et le ministère lui-même. Quelque 10.000 personnes devraient y travailler à terme.
Cet impressionnant chantier fait l'objet d'un partenariat public-privé (PPP) qui porte sur le financement, la conception, la construction, la rénovation de l'ancienne Cité de l'Air mais aussi la maintenance des 300.000 m2 de bâtiment et la prestation de services comme la restauration avec un contrat d'une durée de 30 ans, l'Etat devenant propriétaire des lieux après avoir payé un loyer pendant 27 ans et demi.
Le coût total du projet est estimé à 2 milliards d'euros, dont 600 millions pour la seule construction, après une procédure dite de "dialogue compétitif".
Pour cette occasion, Bouygues s'est associé à Thales et Veolia Environnement, selon des sources proches du dossier. Vinci aurait inclus dans son groupement GDF Suez tandis que Eiffage aurait décidé de concourir seul, selon l'édition de jeudi du quotidien économique La Tribune.
Le dossier de consultation sera remis aux candidats le 20 septembre, indique le ministère. Ensuite viendront les pré-esquisses architecturales, avec trois cabinets d'architectes présentés par chacun des groupements, déposées fin novembre. Le calendrier des trois offres successives des candidats est le suivant: fin janvier 2010, été 2010, janvier 2011.
La décision finale de l'Etat est prévue en février 2011 pour un démarrage du chantier en avril suivant pour se terminer en juin 2014.

Les Projets retenus

Quatre projets architecturaux de cabinets prestigieux ont été sélectionnés parmi neuf propositions pour le futur "Pentagone à la française" qui doit ouvrir ses portes fin 2014 dans le sud de Paris, a annoncé jeudi 17 décembre le ministère de la Défense dans un communiqué. Voulu comme un "grand geste architectural" par le ministre Hervé Morin, le site de Balard, dans le XVe arrondissement, doit accueillir près de 10.000 collaborateurs du ministère, des états-majors et administrations centrales.
Pour Bouygues Bâtiment Ile-de-France, l'un des trois majors français du BTP retenus en juillet pour concourir, deux projets ont été retenus, celui de l'Agence Nicolas Michelin pour le bâtiment principal du ministère et celui de Jean-Michel Wilmotte pour les immeubles de bureaux de la "Corne Ouest".
Les deux autres projets pré-sélectionnés couvrent l'ensemble des bâtiments. Ils ont été présentés par Foster et Partners, pour le groupe Eiffage, et Dominique Perrault, pour Vinci Concessions.
"Compte tenu de la poursuite de la compétition et du dialogue compétitif avec les trois candidats, les projets et maquettes présentés par les neufs cabinets d'architecture ne peuvent être montrés à la presse et au public avant la signature du contrat de partenariat en 2011", a spécifié le ministère de la Défense.
"Retenus au stade des pré-esquisses, ils vont évoluer de façon significative jusqu'au terme de la procédure", a-t-il également noté.
Toujours selon le ministère, une "proposition initiale globale sera remise par chacun des trois candidats en février 2010", avant les offres finales attendues en janvier 2011, le contrat de partenariat devant être notifié en avril ou mai 2011.
Après une première étape de démolition en 2010, le chantier de construction devrait commencer en 2012 pour s'achever en juin 2014, a-t-il encore précisé.
Les neuf projets ont été examinés par des commissions d'architectes, de représentants des ministère de la Culture et de la Défense et de la Ville de Paris ainsi que les états-majors et services du ministère.
Le coût total du projet a été estimé à 2 milliards d'euros, dont 600 millions pour la seule construction.

sources
http://www.lefigaro.fr/economie/2007/12/08/04001-20071208ARTFIG00544-defense-versun-pentagonea-la-francaise-.php
http://www.lemoniteur.fr/131-etat-et-collectivites/article/actualite/682769-pentagone-a-la-francaise-vinci-bouygues-et-eiffage-candidats
http://www.lemoniteur.fr/155-projets/article/actualite/693627-pentagone-a-la-francaise-quatre-projets-architecturaux-selectionnes

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francois-xavier dutarras 24/04/2010 12:21



PLUS PETITE PRESTATION


 


PPP - Ou situer l’intérêt public ?


Ou commence la mise en danger d’autrui ? L’exemple de l’université Paris Diderot 


 


14/04/2010 Polémique parisienne, un des premiers P.P.P


( Partenariat-Public-Privé ) entre les universités parisiennes, semble battre de l’aile. L’édifice à construire se situe au coeur de
Paris-rive-Gauche, au dessus de futures voies ferrées. Cet édifice à destination universitaire fait l’objet d’un PPP, la maîtrise d’ouvrage en étant l’Université Paris VII, par ailleurs engagée
dans un jeu de chaises musicales du fait de la rénovation du campus de Jussieu.


 


L’Université est représentée par François Montarras, vice-président de l’Université, architecte de formation, sensé défendre les intérêts
universitaires, donc du contribuable. L’entreprise lauréate est la société Vinci, l’équipe de conception est ici représentée par Philippe Blandin, architecte, qui n’a pas les yeux dans sa poche,
et ne décolère pas.


 


Comme chacun le sait, chaque typologie de bâtiment se voit attribuer une obligation de satisfaire à une surcharge d’exploitation donnée. En
clair le logement c’est 125 Kn/m2, le tertiaire c’est 250Kn/m2, et les universités ce sont 400Kn/m2. Ces chiffres, décidés de façon législatives, sont sans doute sujet à caution, mais ils
correspondent à la norme définie. Il n’est donc pas aisé, par exemple, d’aménager une université dans un immeuble initialement conçu pour le tertiaire, même si les coefficients de sécurité sont
conséquents : ( de près de 1,7,)


 


Qu’à cela ne tienne, par un savant jeu d’optimisation l’entreprise ne peut résister à adapter les projets de construction quitte à
“parcelliser chaque plateau en fonction de l’affectation présente des espaces. Ainsi un plateau se retrouve avec une salle de conférences à 500Kn/m2, mais enclavée sur un plateaux à 250 Kn/m2.
Cherchez l’erreur.. Pire le découpage devient si complexe pour certains niveaux, qu’il obère définitivement tout réaménagement possible des plateaux à l’avenir. Qui se souviendra dans dix ans que
ces espaces de bureaux ne peuvent être affectés à la surcharge des laboratoires ? des salles de cours ?


 


A l’échéance du P.P.P, l’entreprise se doit de rendre les locaux en bon état, même si l’aménagement général sera périmé et
intransformable.


 


L’obligation des 400Kn/m2 pour les bâtiments universitaires n’est pas respectée.


 


Se rendant compte de cette situation les architectes ne voulant engager leur responsabilité en concevant des locaux universitaires aux seules
normes du tertiaire, refusent un tel état de fait. Curieusement la maîtrise d’ouvrage, pourtant concernée par l’adaptabilité de son édifice et de son respect des normes, semble fermer les yeux et
se range du coté de l’entreprise, du coté du plus fort, sans doute pour se rassurer.


Une particularité très française, les commissions de sécurité s’inquiètent du respect des réglementations incendie.... pas des surcharges
d’exploitation. Personne ne viendra donc contrôler le respect de la réglementation en ce qui concerne la capacité de résistance des dalles. Une dalle c’est du béton et de coûteuses armatures
métalliques.


 


Cependant si demain un accident survient, les documents sont rédigés pour laisser penser que les surcharges d’exploitation ne sont pas connues
au moment de la conception, ce qui dégagerait la responsabilité de presque tout le monde, sauf de l’architecte qui au titre du conseil est responsable de voir venir le loup, subtil non ?


 


Récompense de l’honnêteté et de la défense de l’intérêt général, les architectes ont été remercié par Vinci.... Veni, vidi, quoi ?


 


Mais Paris VII semble prendre certaines libertés avec les surcharges d’exploitation. Ainsi le jardin coréen aménagé dans le bâtiment conçu
précédemment par le bandolien Rudy Ricciotti, terrasse sur laquelle donne des dégagements, ne dépasse pas les 250Kn/m2, ce qui est trop faible par rapport aux normes concernant les terrasses,
mais surtout il ne faut rien dire... Ce que font les trois autres équipes d’architectes également retenues sur trois autres bâtiments dans le cadre de ce P.P.P.


 


Jérôme Auzolle 


 


 


LETTRE DE MICHEL PARIGOT A VINCENTE BERGER


PRESIDENT DE PARIS 7 DIDEROT


 


---------- Message transféré ----------


De : Michel Parigot




amal 04/01/2010 21:35


Un petit coucou pour souhaiter très bonne année 2010.
Plein de bonheur et de santé.
je suis ravie de découvrir votre blog, que je reviendrais éffeuiller en détail..
bonne soirée


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